Tu jongles avec nos nervures ambrées, tailles en pièces les enlacements de nos chairs, pour mieux enrober l’emprisonnement dans la chambre forte de tes hallucinations.
Lâche donc les fleuves sur les scribes de notre folie.
Tu pourras noyer nos illusions et tresser une corde autour de nos aspirations, exciter la horde inassouvie qui veut écarteler nos passions.
Tes animaux sauvages hantent la citadelle des effarements.

Et nous entendons hurler les victimes abandonnées.
Iran, Birmanie, Chine, Ukraine,  
Combien de destins pour une seule infamie ?

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